Une question de physique avant tout
Chauffer une serre en hiver pour y faire pousser des tomates consomme d'énormes quantités d'énergie, gaz, fioul, électricité. Cette énergie se traduit directement en émissions de CO. Une tomate cultivée sous serre chauffée en janvier peut avoir un bilan carbone 15 à 20 fois supérieur à une tomate de plein air en août.
Manger de saison, c'est d'abord refuser de subventionner ces modes de production énergivores.
La valeur nutritionnelle change avec la saison
Un fruit ou légume récolté à maturité naturelle contient plus de vitamines et d'antioxydants. La vitamine C, notamment, est très sensible au stockage: une fraise cueillie à maturité en mai et consommée dans les 48 heures contient bien plus de vitamine C qu'une fraise stockée plusieurs semaines en chambre froide.
Le budget: la saison fait baisser les prix
En période de pleine production, l'offre dépasse la demande et les prix baissent naturellement. Les courgettes en juillet, les courges en octobre, les agrumes en décembre: c'est à ces moments qu'il faut les acheter et, si possible, en faire des réserves (congélation, conserves maison).
Le goût: retrouver les vraies saveurs
La tomate de plein champ en août n'a rien à voir avec la tomate de serre de décembre. La fraise française de mai n'est pas comparable avec la fraise espagnole de février. Manger de saison, c'est aussi retrouver le goût réel des aliments, et cuisiner avec envie.
Consultez notre calendrier complet des fruits et légumes de saison pour ne jamais être pris de court.